Le texte fendu
Le texte fendu.
Le texte ci-dessous a été fendu en deux. Il ne reste que la moitié gauche de la 1ère page du roman de Jean-René Huguenin, La Côte sauvage.
Il s’ est approché dans le couloir et
s’arrête à quelques pas, regarde par la fenêtre puis
se retourne; il se glisse derrière le rideau, ne laissant
que son visage dans l’ombre du tissu, à découvert, arborant la même teinte
bleues des fleurs. Il saisit son appareil pour photographier
l’arbre : la flamme vacille dans la cheminée et s’éteint, alors que sa soeur approche.
“ Qui est là…” dit-elle d’une voix incertaine, dans la pénombre.
Immobile, le briquet à la main, il tente de faire revivre la flambée
lorsque sa soeur avance vers lui, mais ne le remarque pas. Elle se tient
la tête inclinée (ses cheveux dévalant le
long de son buste), il sort finalement pour lui signifier sa présence
“Anne…
Anne!”
Le même appel, au même moment, créant un écho dans la
maison, elle n’entendit que celui de sa mère, et tourne alors la
tête, comme si elle ne le remarquais pas, elle s’avance dans le noir, tombe
dans ses bras, et sans parler, elle le fixe, muette de stupeur.
L’odeur de ses cheveux, un peu humide, lui apprit qu’elle sortait du bain.
“ Tu as eu peur,” dit-il tenant toujours sa sœur dans ses bras.
Un hibou s’envola, quelques temps plus tard, passant de branche
en branche mais ne touchant guère celles-ci. Elle s’écarta alors, et ils le regardèrent
séparément.
“Comment es-tu venu? Je te croyais toujours à Paris?” demanda-t-elle finalement.
Il s’ est approché dans le brouillard et
s’arrête à quelques pas, revient et
se retourne; il se glisse derrière le mur et voit
que son visage dans l’ombre
bleues des fleurs. Il saisit sa tronçonneuse et scie
l’arbre : la flamme vacille au loin.
“ Qui est là…” dit-elle dans le fond du jardin.
Immobile, le briquet à valdingué
lorsque sa sœur avance vers son frère
la tête inclinée (ses cheveux le
long de son buste), il sonne
“Anne…Mais pourquoi ne répond-elle pas !?
Anne!” Que fait-elle ?!
Le même appel, au même moment dans la
maison, elle n’entendit qu'une voix dans ça
tête, comme si elle ne le retrouverait jamais
dans ses bras, et sans parler de
L’odeur de ses cheveux, ubuesque.
“ Tu as eu peur,” dit-il tétanisé
Un hibou s’envola, quelque par de branche
en branche mais ne toucha plus la feuille
séparément. Le hibou entra par la fenêtre
“Comment es-tu venu dans ma chambre ?

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